
Le Parlement sénégalais a adopté une loi controversée renforçant les sanctions contre les relations entre personnes de même sexe. Le texte double la peine maximale de prison, la portant désormais à 10 ans, dans un contexte de répression accrue visant la communauté LGBTQ+ dans le pays.
La mesure, approuvée à une large majorité par les députés, attend désormais la signature du président Bassirou Diomaye Faye pour entrer en vigueur.

La nouvelle législation augmente les peines pour ce qu’elle qualifie « d’actes contre nature », passant de un à cinq ans de prison à cinq à dix ans. Elle prévoit également des peines distinctes de trois à sept ans d’emprisonnement pour les personnes accusées de promouvoir ou de financer des relations entre personnes de même sexe.
Les amendes ont été fortement relevées, et des peines plus lourdes sont prévues lorsque des mineurs sont impliqués.
Ce vote intervient après une vague d’arrestations signalée depuis février, avec des dizaines de personnes interpellées en vertu des lois déjà existantes, souvent à la suite d’accusations ou de fouilles de téléphones.

Le projet de loi, introduit par le Premier ministre Ousmane Sonko, maintient toutefois cette infraction dans la catégorie des délits, malgré les promesses antérieures de la classer comme crime.
Cette décision reflète les pressions politiques et religieuses croissantes au Sénégal, où l’homosexualité reste largement rejetée et où le débat sur les droits des personnes LGBTQ+ continue de diviser profondément l’opinion publique.
Sylvie Ottou
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