
La Sosucam s’enfonce dans une crise financière profonde.
Par la rédaction
Le géant vacille désormais ouvertement. Avec une perte vertigineuse de 22 milliards FCFA en 2024, qui s’ajoute aux 15 milliards de déficit enregistrés en 2023, la Société sucrière du Cameroun (Socucam) s’enfonce dans une crise financière profonde. La direction évoque une concurrence étrangère étouffante.
Un protocole d’accord est en cours de finalisation avec la Fédération des syndicats (Festapec) prévoit le gel immédiat des licenciements, en échange du paiement intégral des droits de départ. Une issue présentée comme “honorable”.

Le point le plus sensible reste toutefois la question du démantèlement. Si l’entreprise est simplement en difficulté, pourquoi procéder au démontage des équipements ?
Plusieurs hypothèses circulent : transfert d’activités vers des pays jugés plus favorables, fuite de capitaux, ou encore stratégie de retrait progressive.
En toile de fond, le bail emphytéotique liant l’entreprise à l’État soulève des enjeux majeurs. Des milliers d’hectares de terres agricoles pourraient être réattribués ou changer de vocation. Pour certains, l’enjeu dépasse largement le cadre industriel : c’est tout un équilibre territorial qui pourrait être bouleversé.
Au-delà de l’impact social sur les populations de Mbandjock et Nkoteng, c’est aussi la question de la souveraineté alimentaire qui se pose. Un éventuel effondrement du principal producteur national de sucre exposerait davantage le Cameroun à la volatilité des marchés internationaux et à une dépendance accrue aux importations.
Les prochains jours s’annoncent déterminants. La signature attendue du protocole social fixera les camerounais.
Rappelons qu’entre janvier et juin 2025, la production de sucre au Cameroun a reculé de 15,8% en glissement annuel, selon la dernière note de conjoncture du ministère des Finances (Minfi). Selon ledit document, cette contreperformance est liée à la destruction d’environ 150 ha des plantations de canne à sucre de la Sosucam, suite à l’incendie survenu en février 2025. Cet incident, associé à la fin de la campagne de production, occasionnait déjà une chute de 52% au deuxième trimestre 2025, par rapport au trimestre précédent.
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