Alerte Ebola : le Cameroun renforce son dispositif de prévention et de surveillance
Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a annoncé le renforcement des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola à la suite de la déclaration, les 17 et 19 mai 2026, de l’Urgence de Santé Publique de Portée Internationale par Organisation mondiale de la santé et de l’Urgence de Santé Publique de Sécurité Continentale par Africa CDC.
Dans un communiqué, le membre du gouvernement rappelle que la maladie à virus Ebola est une zoonose transmise à l’homme principalement par certains animaux sauvages, notamment les chauves-souris frugivores, les primates et d’autres mammifères. La transmission entre humains se fait par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée, mais aussi à travers des objets contaminés ou lors des rites funéraires.
Les autorités sanitaires indiquent que la maladie se manifeste généralement par une forte fièvre soudaine résistante aux traitements habituels, accompagnée d’une fatigue intense, de maux de tête, de douleurs musculaires et articulaires, ainsi que de maux de gorge. Des vomissements, diarrhées, douleurs abdominales et éruptions cutanées peuvent ensuite apparaître. Dans les cas graves, des signes hémorragiques tels que des saignements du nez, des gencives ou la présence de sang dans les vomissements et les selles peuvent être observés.
Même si aucun cas n’a été signalé au Cameroun à ce jour, le ministère estime que le niveau d’alerte internationale, la forte létalité du virus — comprise entre 30 et 50 % — ainsi que les risques liés aux échanges internationaux imposent une préparation renforcée face à une éventuelle importation de l’épidémie.
Parmi les principales mesures décidées figurent la mise en alerte du Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique, le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les formations sanitaires, les communautés et aux frontières, ainsi que la préparation des hôpitaux à une éventuelle prise en charge des cas suspects.
Le gouvernement prévoit également de renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections dans les structures sanitaires, notamment à travers l’utilisation des équipements de protection individuelle et le triage rigoureux des patients. Les campagnes de sensibilisation communautaire seront aussi intensifiées, tandis qu’une évaluation des capacités nationales de réponse sera menée.
Le ministère de la Santé publique annonce par ailleurs un renforcement de la collaboration avec les autres administrations impliquées dans l’approche « Une seule santé » afin de mieux coordonner la gestion de cette alerte sanitaire.
Aux populations, les autorités recommandent de respecter strictement les mesures d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains à l’eau propre et au savon, d’éviter tout contact avec des personnes malades ou décédées présentant des symptômes suspects, ainsi qu’avec des animaux sauvages malades ou retrouvés morts.
Le ministre invite également toute personne présentant des signes suspects à se rendre immédiatement dans la formation sanitaire la plus proche, rappelant qu’une prise en charge précoce améliore considérablement les chances de guérison. En cas de suspicion, les populations sont appelées à contacter gratuitement le numéro vert 1510.
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