AccueilSociétéAffaire boulangerie Blé d’Or : le bouclier de l’ANOR face à la tempête virale

Affaire boulangerie Blé d’Or : le bouclier de l’ANOR face à la tempête virale

Accusée par une vidéo virale, la boulangerie Blé d'Or riposte
Complexe_Com_Ble_Dor1301226.jfif

Accusée par une vidéo virale, la boulangerie Blé d’Or riposte en dévoilant son Certificat de Conformité de l’Agence des Normes et de la qualité (ANOR), attestant du respect des normes nationales.

Table of Contents

    Alors qu’une vidéo accusatrice sur l’hygiène dans une boulangerie Blé d’Or a provoqué l’émoi national, l’entreprise riposte en brandissant un certificat ANOR attestant de la conformité sanitaire de ses produits.

    Comme une traînée de poudre, une vidéo a enflammé les réseaux sociaux camerounais, WhatsApp en tête, avant de déferler sur Facebook, X (ex-Twitter) et TikTok. Les partages se comptent par milliers en quelques heures. Les images, filmées à la hâte avec un téléphone, montrent une femme énervée, identifiée comme la deuxième adjointe au maire de Yaoundé 7, en train d’inspecter une salle de production alimentaire. Le ton est vif, les reproches fusent, et les mots-clés #BlédOrGate et #PainSouillé deviennent tendance.

    Le cœur de la polémique ? Les boulangeries populaires Blé d’Or. L’audio de la séquence, captant l’échange tendu, est sans équivoque sur le choc des constats. La voix de l’élue locale résonne, mêlant incrédulité et colère : « Pourquoi vous nous faites ça ? Pourquoi vous nous faites ça ? Attendez, avec les asticots, avec les vers de terre ! Là où vous manipulez la pâte… Ton tablier, il est propre ? Où est-ce que tu caches tes cheveux ? » Ces mots, lancés avec véhémence, ont retenti sur toutes les timelines camerounaises le dimanche 11 janvier 2026.

    « Regardez là-bas… Ici, normalement, ça doit être propre. Je parle du sol. Le sol doit être propre. Et ici, c’est quoi ? C’est un paquet qui doit déjà être jeté », poursuit l’élue locale, dont la voix trahit l’exaspération. Cette séquence, diffusée massivement par des « lanceurs d’alerte », a immédiatement soulevé l’indignation et l’inquiétude des consommateurs.

    Face à la tempête médiatique, la direction de Blé d’Or a réagi avec célérité. Dès ce lundi 12 janvier 2026, le promoteur, Kueka Francis Rostant, a organisé une conférence de presse pour « donner sa part des faits » et présenter sa version des événements. Devant un parterre de journalistes, il a lu une déclaration officielle, dénonçant une campagne de dénigrement.

    « Le promoteur des boulangeries Blé d’or, dont la réputation est établie, informe l’opinion nationale et internationale ainsi que l’ensemble de ses consommateurs de ce que ses structures font l’objet d’une cabale », a-t-il débuté. Il a ensuite contesté la légitimité du contrôle : « Nous avons été surpris d’apprendre […] qu’en lieu et place des services d’hygiène de la mairie […] ce soit plutôt la deuxième adjointe au maire avec qui nos relations sont très tendues […] qu’elle soit personnellement venue à renfort de caméras faire un prétendu contrôle d’hygiène. » Concernant les allégations les plus graves, il a rétorqué : « Dans la vidéo […], cette dernière dit avoir découvert sans le montrer dans une quelconque image des asticots et des vers de terre dans les salles de production. »

    Pour étayer sa défense, l’opérateur économique a brandi un document officiel : le Certificat de Conformité N° 000283-2025 délivré par l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR). Ce certificat, valide jusqu’au 13 novembre 2026, atteste que les produits de l’usine de Nkolbisson (pain ordinaire de type Gros pain, Cycliste et Bâtard) sont conformes à la norme camerounaise NC 213 :2013.

    Le document précise que l’ANOR a procédé, préalablement à sa délivrance, à une analyse d’échantillons, un audit du système de production, une inspection des étiquettes et une inspection du site de production. « Ce certificat est notre bouclier. Il prouve que notre démarche qualité est reconnue et validée par l’autorité nationale compétente », a martelé le promoteur, annonçant son intention de saisir toutes les autorités compétentes, y compris judiciaires, pour demander une contre-expertise et faire cesser ce qu’il qualifie de « machination ».

    Pour conclure et tenter de restaurer la confiance, la conférence de presse s’est achevée par une visite des locaux de fabrication sous la conduite du promoteur lui-même. Les journalistes ont été invités à parcourir les salles de production, à observer les processus de fabrication et les conditions d’hygiène du moment. Cette mise en situation directe avait pour objectif de permettre aux médias de « toucher du doigt la réalité des faits », en contrepoint des images virales. Dans cette affaire qui oppose désormais une vidéo choc à un certificat d’État, et une parole politique à une parole économique, les consommateurs camerounais attendent désormais la conclusion des investigations promises pour savoir à qui, et à quoi, se fier.

    S. T.

    No Comments

    SOCIAL ACTU, c’est le média qui raconte la société telle qu’elle est vécue : vraie, humaine et en mouvement.
    Chaque jour, notre rédaction explore les histoires, les défis et les réussites qui font le Cameroun d’aujourd’hui.

    Copyright 2026 Social Actu. All rights reserved powered by projet24

    Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

    TOP NEWS

    Latest

    More
    More
    Copyright 2026 Site. All rights reserved powered by site.com