Mgr Nkea en colère contre le kidnapping des prêtes
Au cœur du conflit qui déchire les régions anglophones du Cameroun, l’archevêque de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, sort de sa réserve. Face à la recrudescence des enlèvements de membres du clergé, le prélat ne se limite plus à des prières : il interpelle, condamne et exige des mesures concrètes.
Lors d’une déclaration publique, Mgr Nkea a fermement dénoncé ce qu’il considère comme une escalade inacceptable : les attaques ciblées contre les prêtres. Selon lui, ces hommes de foi, porteurs de paix et de réconciliation, sont désormais traités comme des otages à rançonner. Il révèle que certains groupes, se réclamant du mouvement séparatiste, réclament des rançons pour libérer les religieux kidnappés. « L’Église n’a pas cet argent », a-t-il martelé, refusant toute idée de paiement, qu’il assimile à un soutien implicite aux criminels et à une compromission morale.
Mgr Nkea Fuanya confie par ailleurs que sa propre vie est menacée par certains jeunes, mais il ne cède pas à la peur. Il pose ses conditions : tant qu’il n’y aura pas de garanties de sécurité pour les prêtres, il ne les enverra plus dans les zones à haut risque. Il évoque même des sanctions ecclésiastiques, allant jusqu’à l’excommunication, pour ceux qui s’en prennent à l’Église et à ses serviteurs.
Dans un appel solennel, l’archevêque enjoint la communauté nationale – croyants, autorités, citoyens – à s’unir dans la prière et la solidarité pour le retour sain et sauf des prêtres captifs.
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