
Son corps mutilé a été découvert au petit matin.
La localité d’Ombolo Bingana, dans le département de la Lekié (région du Centre), est sous le choc depuis la découverte, au petit matin du 5 décembre 2025, du corps d’une femme d’une quarantaine d’années, mariée et mère de cinq enfants.
Aperçue pour la dernière fois la veille au soir, le 4 décembre, dans un cabaret de la localité, la victime s’y serait rendue après avoir reçu un appel téléphonique aux environs de 18 h, confie un proche à Griote.

Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard, nu, présentant des signes évidents de violences sexuelles et les yeux crevés, dans une scène d’une barbarie insoutenable. L’émoi et l’indignation sont vifs au sein de la communauté, encore meurtrie par cet acte d’une extrême cruauté.
Les autorités compétentes ont immédiatement ouvert une enquête, et un suspect a déjà été interpellé. L’opinion publique attend désormais que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame et que justice soit rendue à la victime et à sa famille.
Au-delà de l’horreur, cet événement relance une fois de plus le débat sur la sécurité des femmes au Cameroun et sur l’urgence de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.

La CDHC rappelle ses recommandations
Dans sa Déclaration publiée le 25 novembre à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, le Pr James Mouangue Kobila, Président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC), a réitéré son appel au Gouvernement pour un renforcement du dispositif pénal relatif aux violences et discriminations faites aux femmes.
Il a notamment recommandé de faciliter l’adoption de mesures criminalisant les violences conjugales, y compris les violences économiques telles que le contrôle des finances, le refus de soutien financier ou encore l’interdiction faite aux femmes de travailler.

Le Président de la CDHC a également encouragé les familles et les communautés à poursuivre leur collaboration avec les autorités locales et nationales afin que tous les auteurs de violences envers les femmes et les jeunes filles, y compris les féminicides, soient identifiés, poursuivis et condamnés conformément à la loi.
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