
La justice relance la menace d’une destitution contre Cyril Ramaphosa
La Cour constitutionnelle sud-africaine a relancé la procédure pouvant conduire à la destitution du président Cyril Ramaphosa, en annulant un vote du Parlement datant de 2022 qui avait bloqué l’affaire dite du scandale de “Phala Phala”.
Par la rédaction
Au cœur du dossier : le cambriolage de la ferme présidentielle de Phala Phala en 2020, durant lequel plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide avaient été dérobés dans un canapé. Le chef de l’État est accusé par ses détracteurs d’avoir dissimulé l’affaire aux autorités et d’avoir tenté d’étouffer le scandale.
Saisie par le parti d’opposition EFF, la haute juridiction a estimé que le vote du Parlement protégeant le président était contraire à la Constitution. Le dossier devra désormais être examiné par une commission de destitution disposant de pouvoirs d’enquête élargis. Une éventuelle révocation nécessiterait ensuite un vote des deux tiers des députés.
Le président Ramaphosa assure avoir coopéré avec toutes les enquêtes et affirme que l’argent provenait de la vente de vingt buffles à un homme d’affaires soudanais, pour un montant d’environ 580 000 dollars. Il nie toute dissimulation ou acte illégal.
Cette décision intervient dans un contexte politique délicat pour l’ANC, fragilisé depuis les élections de 2024 où le parti a perdu sa majorité absolue au Parlement. À quelques mois des élections locales prévues en novembre, cette affaire pourrait davantage affaiblir le camp présidentiel face à l’opposition.
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