
1 000 ressortissants nigérians envisagent retourner dans leur pays
Par la rédaction
Le Nigeria a lancé une opération de recensement et de sélection de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud et souhaitant rentrer volontairement au pays. L’annonce a été faite le vendredi 5 juin par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères nigérian. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de violence, d’intimidation et des manifestations hostiles aux immigrés dans plusieurs localités sud-africaines.
Selon les autorités nigérianes, plus de 1 000 personnes pourraient être concernées par cette opération de retour volontaire. Le recensement, piloté par la Haute Commission du Nigeria à Pretoria, doit permettre d’identifier les candidats au rapatriement et d’organiser leur départ dans les prochaines semaines.
Pour faciliter le processus, les autorités diplomatiques nigérianes indiquent avoir obtenu des garanties des autorités sud-africaines. Les ressortissants en situation irrégulière qui se présenteront au contrôle ne feront pas l’objet d’arrestations ou de détentions durant la procédure, jusqu’à leur départ effectif.
Cette décision fait suite à une opération similaire menée récemment par le Ghana, qui a déjà rapatrié plusieurs centaines de ses citoyens. Les récents épisodes de tensions en Afrique du Sud ont ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des communautés étrangères installées dans le pays, souvent accusées par certains groupes d’être responsables du chômage et de la criminalité.
Face aux critiques, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a condamné les violences et affirmé qu’il n’y avait « pas de place pour la xénophobie » dans son pays. Il a attribué ces actes à des groupes opportunistes cherchant à attiser les tensions sociales.
Au-delà des rapatriements, cette situation relance le débat sur la libre circulation des personnes en Afrique et sur les défis que posent les migrations intra-africaines. Plusieurs États, dont le Ghana, souhaitent que la question des violences xénophobes soit examinée au niveau continental, notamment lors des prochaines réunions de l’Union africaine, afin de trouver des réponses communes à un phénomène qui menace les ambitions d’intégration du continent.
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