Mis en cause pour l’achat d’un téléphone de seconde main
Par Sarah Mbella
Au Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti, une affaire de vol de smartphone a conduit à la mise en cause d’un utilisateur d’un téléphone acheté sur le marché de l’occasion.
Tout serait parti de la plainte d’une victime d’agression à la tire, à qui un smartphone de grande marque a été arraché dans les artères de la ville courant mai 2026. Grâce au traçage technique du numéro IMEI, les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à l’utilisateur actuel de l’appareil.
À l’audience du 3 juin, le conseil du mis en cause qui comparaît libre a expliqué que son client a acquis le téléphone « au poteau », à moindre coût, sans facture, auprès d’un vendeur ambulant aujourd’hui introuvable.
Face à ces éléments, le parquet a retenu la qualification de recel sur la base des dispositions de l’article 324 du Code pénal camerounais.
Le dossier est désormais en cours d’examen, en vue d’un éventuel renvoi devant le tribunal de flagrant délit.
Cette affaire relance le débat sur les risques juridiques liés à l’achat de biens de seconde main sans justificatif, notamment sur les marchés informels.
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