
Célébrée chaque 22 avril depuis 1970, la Journée Mondiale de la Terre mobilise 193 pays autour d’un constat : l’équilibre de notre planète est fragile. En 2026, avec pour thème « Notre pouvoir, notre planète« , cette date pointe trois urgences majeures au Cameroun : la crise du plastique, la déforestation et l’accès à l’eau potable.
Le 22 avril 1970, 20 millions d’Américains manifestaient après une marée noire en Californie. C’était la première Journée de la Terre. Reconnue par l’ONU en 2009, elle est devenue le plus grand mouvement citoyen mondial. Son principe : un jour par an pour agir concrètement. Nettoyer, planter, éduquer, changer d’ habitude. Car la Terre, elle, travaille 365 jours par an pour nous faire vivre.
Le thème 2026 replace le citoyen au centre. Trois gestes changent la donne sans attendre une loi :
Refuser le sachet plastique. Un Camerounais en utilise 400 par an selon les rapports. Dire non au marché, c’est 8 milliards de sachets en moins dans la nature.
Planter un arbre. Le Programme National de Reboisement vise 12 millions d’arbres d’ici 2030. Un seul manguier capte du CO2 pendant 50 ans, donne des fruits et de l’ombre.
Trier les déchets dangereux. Une pile usagée jetée dans la nature pollue 1 m³ de terre et 1 000 m³ d’eau. Les points de collecte existent dans les grandes villes.

Le Cameroun dispose d’un arsenal juridique.
La Loi-cadre de 1996 punit le rejet de déchets dans la nature. Le décret de 2014 interdit les sachets plastiques non biodégradables de moins de 60 microns. Le problème n’est pas l’absence de textes, mais leur application.
Le 22 avril sert donc de piqûre de rappel collective : aux citoyens pour adopter des réflexes, aux entreprises pour innover, aux autorités pour contrôler.
La Journée Mondiale de la Terre n’est pas une célébration pour experts en écologie. C’est un bilan de santé annuel de la seule maison que nous avons.
Le 22 avril 2026, le diagnostic est posé. Le traitement, lui, tient en trois mots : commencer, maintenant, ensemble. La Terre ne demande pas des héros. Elle demande des gardiens. Un sachet refusé. Un arbre planté. Un robinet fermé.
Par Sarah MBELLA
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