
Ce qui arrive à la jeune blogueuse Aïcha Kamoise, bien connue dans les réseaux sociaux pour sorties corrosives et désobligeantes, doit nous interpeller tous.
Je ne suis évidemment pas de ceux qui cautionnent les insultes, les attaques gratuites ou la diffamation. J’en ai été tant de fois victime, que j’ai dû, face à certaines exagérations, recourir à l’institution judiciaire.
En effet, chaque citoyen doit garder à l’esprit qu’il devra répondre de ses propos devant la loi tôt ou tard, surtout lorsque ceux-ci porteront atteinte à l’honorabilité d’autrui.
Toutefois, il faut éviter justement de compromettre la recherche de justice en cédant à la tentation de court-circuiter les procédures légales. Conseil : il faut absolument éviter qu’une personne soit arrêtée et détenue en dehors des règles. Dans les cas de cyber infraction, toujours commencer par une plainte, puis une réquisition policière à l’Antic pour authentification, et enfin convocation ou citation. Le plaignant qui veut faire éclater la vérité doit éviter de donner l’impression d’utiliser son statut ou son influence pour tordre le bras aux forces de l’ordre en violant le process légal.
Car, la loi est la même pour tous. Les procédures doivent être respectées, pour tous. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement le cas d’une blogueuse qui est en jeu. C’est à une question fondamentale qu’il faut répondre : est-ce que nos droits existent encore quand on dérange ?
Je demande donc que toute la lumière soit faite sur cette affaire, que les règles soient respectées, et que les droits de la blogueuse soient garantis.
Parce que dans un Etat de droit, même celui qui dérange a droit à la justice.
Cabral Libii
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