
Le gouvernement réaffirme son engagement contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Par la Anne Edoun
Lors de la communication gouvernementale tenue ce 1er juin 2026, les membres du gouvernement ont réaffirmé l’engagement de l’État à prévenir et à répondre efficacement aux violences faites aux femmes et aux enfants.
Ouvrant la séance, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a souligné que toutes les formes de violences basées sur le genre sont inacceptables et contraires aux valeurs de la société. Il a mis en avant l’accompagnement offert aux survivants par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et le ministère des Affaires sociales (MINAS), notamment à travers l’assistance psychosociale, les mesures de protection, les mécanismes d’orientation et les interventions coordonnées impliquant les institutions publiques, les organisations de la société civile, les partenaires au développement et les communautés locales.

La ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, a rappelé l’existence de systèmes de référencement et de contre-référencement dans les dix régions du pays, ainsi que des espaces sûrs, des centres d’appels, des coalitions de femmes et des salles d’audition spécialisées destinées à assurer une prise en charge complète des survivants.
Pour sa part, la ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, a révélé qu’en 2025, 850 enfants survivants de violences sexuelles, dont 722 filles et 128 garçons, ont bénéficié d’un accompagnement psychosocial et d’une prise en charge multidimensionnelle à travers les services sociaux du pays.
S’exprimant sur la sécurité en milieu scolaire, la secrétaire d’État auprès du ministère de l’Éducation de base, Vivian Asheri Kilo, a insisté sur la vigilance des parents, le contrôle des accès aux établissements scolaires et l’application de sanctions strictes à l’encontre de tout personnel scolaire impliqué dans des actes de violence.
Le MINPROFF a également appelé à rompre avec l’individualisme excessif et à raviver l’esprit de solidarité, de vigilance et de responsabilité communautaire qui caractérisait autrefois les communautés, où la protection des femmes et des enfants était l’affaire de tous.
Les médias ont enfin été reconnus comme des acteurs essentiels dans la lutte contre les violences, notamment à travers les actions de sensibilisation et d’information du public.
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